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30 ans d’Erasmus+ : « Il faut se jeter dans la piscine froide »

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Publié le mercredi, 12 juillet 2017

Deux cents personnes se sont réunies le jeudi, 6 juillet 2017 à la Rockhal pour souffler les bougies du 30ème anniversaire d’Erasmus, à l’occasion d’un événement articulé autour du thème « L’esprit mobilité : vecteur de citoyenneté européenne ? ».

La Présidente d’Anefore, Marguerite Krier rappelle ce qui définit Erasmus+ : offrir la possibilité d’étudier, se former, travailler ou faire du bénévolat à l’étranger, à promouvoir l’équité sociale, l’emploi et l’inclusion, tout en misant sur les notions de respect, de diversité et de développement durable.

Depuis 1988, 32 600 participants luxembourgeois ont bénéficié des activités d’Erasmus+. La directrice a profité de ce moment pour présenter le site 30anserasmus.lu qui propose des témoignages de participants Erasmus+ et des informations sur le programme.

« Aujourd’hui nous fêtons l’Europe, mais le combat pour y arriver est trop peu connu par ceux qui en profitent »

Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois et Carlos Moedas, Commissaire européen à la recherche, à l’innovation et à la science, ont offert un témoignage de leur Erasmus.

Mr Bettel est revenu sur son expérience à Thessalonique : « Je voulais partir là où je ne connaissais rien. J’ai finalement appris bien plus que les cours, j’ai appris la vie, les traditions, les cultures ».  Il se rappelle des frontières fermées des pays avoisinants la Grèce, les fils de fer barbelés et les militaires armés, une image que nous ne connaissons plus dans la majorité des pays européens aujourd’hui.

« C’est quand tout le monde vous déconseille de partir qu’il faut le faire », dit Carlos Moedas lorsqu’il a décidé de quitter le Portugal pour effectuer son Erasmus à Paris. « Aujourd’hui, la numérisation est omniprésente et nous pouvons apprendre beaucoup à travers le numérique. Mais il y a des expériences qu’il faut vivre et le séjour à l’étranger est une telle expérience. Il faut continuer de se battre pour Erasmus et rendre l’Europe visible ».

« On part dans un pays, mais on rencontre une communauté globale »

Leur témoignage a été suivi d’un panel comprenant entre autre le Vice-recteur académique Romain Martin, la Directrice générale de l’éducation, de la culture et des sports de la Commission européenne Martine Reicherts, le Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse Claude Meisch et Sarah Amchi Dit Yakoubat, étudiante en Erasmus au Luxembourg.

30ème anniversaire d’Erasmus le jeudi, 6 juillet 2017 à la Rockhal, Esch-sur-Alzette

Panel du 30ème anniversaire d’Erasmus

 

Matthieu Cisowski, HR Manager chez CERATIZIT, confirme que beaucoup d’employeurs recherchent l’ouverture d’esprit, l’indépendance et les capacités interculturelles qui sont développées durant un séjour à l’étranger.

Sur la question de l’impact du Brexit sur Erasmus, le panel a été très clair :  il y a un intérêt commun à défendre. Le Royaume Uni compte beaucoup de participants Erasmus européens et vice-versa, etles intérêts des citoyens doivent être placés au centre des discussions.

L’Université du Luxembourg : « On amène le monde au Luxembourg et le Luxembourg dans le monde »

Dès sa création, l’Université du Luxembourg a inclus un semestre à l’étranger pour les étudiants en bachelor, ainsi que des possibilités de mobilité pour ceux en master, afin d’assurer que les étudiants résidents maintiennent un esprit de mobilité, tout en étudiant dans leur pays.

En moyenne 600 étudiants de l’Université du Luxembourg partent chaque année à l’étranger, dont 450 à travers le programme Erasmus. Dans une enquête auprès de 400 étudiants, 80 % ont donné un retour positif de leur expérience et ont confirmé que le séjour a élargi leur horizon. La langue (80 %), le pays (77 %) ainsi que la culture (75 %) jouent un rôle important dans le choix de leur destination.

Eramsus+, en finir avec l’image d’élitisme

En 2014, le programme Erasmus est rebaptisé Erasmus+ et sa portée est étendue bien au-delà des études supérieures.

Des adultes bénéficient de formations professionnelles à l’étranger et des projets pour travailler ou effectuer un bénévolat à l’étranger sont proposés.

Le nouveau programme s’engage pour l’amélioration de la formation et de l’éducation, autant dans l’éducation secondaire et supérieure à travers des partenariats et le soutien à des projets précis.

© Université du Luxembourg